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Blanca Li est née à Grenade en Espagne, creuset de la culture arabo-andalouse, à la source de son inspiration. Enfant, elle voulait déjà danser mais lors d’une audition dans un cours de GRS, elle est propulsée dès 12 ans dans l’équipe nationale espagnole de gymnastique rythmique. A 17 ans, elle conquiert son autonomie, et part à New York pour rejoindre l’école mythique de la chorégraphe Martha Graham, pendant cinq ans.Habitant Spanish Harlem dans les années 80, elle vit au quotidien la naissance du hip-hop, créant au passage las Xoxonees, un groupe de Flamenco-Rap. De retour en Espagne à la fin des années 80, elle ouvre un bar à Madrid, le Calentito, ovni de la nuit madrilène, où l’on croise les personnages des films d’Almodovar en chair et en os, et où elle se produit sur scène dans des spectacles de flamenco et de cabaret. Elle invente son premier spectacle grand public Nana et Lila, sélectionné pour le programme de l’Exposition universelle de Séville en 1992. Effervescence, ébullition, (ré)invention, métissage sont les maître mots de ces années de formation, qui s’achèvent à Paris, alors capitale de la danse contemporaine, où elle crée sa compagnie en 1993. L’underground new-yorkais se conjugue à la post-movida madrilène et au monde de la nuit parisienne pour offrir à Blanca toutes les raisons d’affirmer son goût pour le mélange des genres et des styles, une démarche récurrente tout au long de sa carrière. La compagnie Blanca Li a créé 13 spectacles en 20 ans, qui illustrent le renouvellement infini des sources d’inspiration, des techniques et des thèmes abordés par Blanca Li. On décèle cependant un fil rouge tressé autour de son exigence technique et d’interprétation envers ses danseurs. Humour, exubérance de la scénographie et des costumes, passion pour le mouvement et rencontres créatrices, notamment avec la musique et les arts plastiques sont récurrents dans ses spectacles. Ces collaborations avec d’autres artistes sont à la source de l’inspiration nécessaire à la règle fondatrice de Blanca : se réinventer pour ne pas se répéter, se renouveler à chaque création chorégraphique.
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Ancrée à Paris, où elle installe ses propres studios dès 1998, Blanca est toujours prête à traverser les frontières symboliques et géographiques, comme elle aime à dépasser les barrières disciplinaires. En 2002, elle est ainsi nommée directrice artistique et chorégraphe du Ballet de Berlin au Komische Oper. De l’Allemagne, cap sur l’Andalousie originelle où, de septembre 2006 à juillet 2010, Blanca Li prend la direction artistique du Centre Andalou de Danse à Séville, un établissement public de formation intensive pour jeunes danseurs professionnels. Elle y ouvre un enseignement de Hip-Hop et un programme traditionnel de l’Escuela Bolera, unique en Espagne.
A partir d’un large éventail de formes d’expression corporelle, du flamenco au hip-hop en passant par la danse classique, contemporaine ou baroque, Blanca Li signe également un parcours personnel en dehors de sa compagnie, de l’opéra à la comédie musicale en passant par le ballet ; pour l’Opéra de Nancy, l’Opéra de Paris, le Théâtre du Châtelet ou Metropolitan Opera de New York en 2004.
Dans ses chorégraphies comme dans sa vie, Blanca sait conjuguer le glamour au populaire, l’énergie festive et l’attention à l’autre, l’esthétique pop ou latino-chic au classicisme des lignes du mouvements. Des qualités qui ne pouvaient laisser insensibles les mondes connexes de la musique, de la haute-couture et de la mode.
Blanca met ainsi en danse et en scène des vidéoclips (Blur, Rita Mitsouko, Goldfrapp, Paul McCartney, etc.) et des films publicitaires (Perrier, Jean- Paul Gaultier, Prada, Lancôme, Longchamp, etc.), après s’être taillée une place incontournable dans le monde du vidéoclip avec sa chorégraphie de Around the World pour Daft Punk, dans une réalisation de Michel Gondry. Elle chorégraphie également des défilés ou des événements de haute- couture (Jean-Paul Gaultier, Stella McCartney, Hermès à Shanghai, etc.), et est sollicitée par les plus grands artistes de la musique pop (Gorillaz ou aujourd’hui Beyoncé) pour leurs performances phares : Lily Allen aux MTV Brit Awards 2010 ou Kylie Minogue pour le Jubilé de la Reine d’Angleterre (2012).
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